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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /2008 19:04
 

Première approche - Jubilation, un nouveau Bashung ! Les Inrocks dithyrambiques, Télérama (V. Lehoux) tiède mais un son immédiatement large, la sensation d'une country spatiale. C'est Marc Ribot, fidèle au poste qui est au banjo et au dobro. Impression d'une joyeuse évidence. Les jardiniers de ce paysage sonore sont des orfèvres. Le livret luxueux de l'édition limitée, mais abordable, livre les noms : depuis Fantaisie militaire Martin Barker et Simon Edwards sont toujours là et ça sonne. Cette édition comporte aussi des dessins à l'encre qui rappellent les bonheurs visuels d'Andrew Wyeth.

Jean Fauque a disparu, Gaétan Roussel est très présent... écoutons.

 

Deuxième approche : une écoute attentive

Je t'ai manqué - 3'39 - Paroles et musique de Gaétan Roussel. Il joue parfaitement le jeu de l'univers de Bashung. Au bord du sens, rencontre sursitaire, gimmick de banjo saupoudré à bon escient. Cette chanson est une ingénieuse et géniale entrée en matière et en matériaux pour cette nouvelle (petite) entreprise. Qui donne le La ? La question est tranchée d'emblée : Alain Bashung insuffle et siffle (les fonds de théières).

Résidant de la république - 3'21 - Paroles et musique de Gaétan Roussel. Les premières notes du dobro, comme des cordes, sont allusives, imaginatives. Le motif arabo-andalou sous-jacent sous entend les sans papiers, sans cartes ni boussoles face au monstre froid de l'état. Démuni, Alain Bashung ouvre et referme en écho sur le j'sais pas - angoissante ignorance sur lit de violons maures.

Tant de nuits - 4'17 - fruit d'une collaboration involontaire entre Armand Méliès et Joseph d'Anvers (cf. le documentaire) mise en musique par A.B. c'est un régal sonore. Les accents du mélotron des Moody blues de Night in white satin (qu'A.B. avait reprise en 91 dans Osez Joséphine) reviennent en mémoire. Il s'agit de nuits, de trahisons et de misfits. Balade mélancolique jusqu'à la noirceur... des ongles. C'est extra !

Hier à Sousse - 3'55 - Paroles et musique de Gaétan Roussel. Toujours beaucoup d'espace pour ce jeu de mots dada désabusé. À écouter...

Vénus - 4'18 - ici entre en scène Gérard Manset, astre mystérieux de la pop française depuis trois décennies. Son texte semble taillé sur mesure et la musique, en collaboration avec A. Méliès lui colle à la peau. De Vénus, astre femme dont ce chant réécrit la naissance (née des caprices) vient le prétexte à ce récitatif parlé chanté bouclé sur des volutes harmoniques montantes. Ça tourne comme du Comelade appuyé sur le banjo badin de Marc Ribot qui s'éteint à la fin comme une boîte à musique détendue.

Comme un légo - 9'04 - écrit entièrement par Manset, c'est la métaphore de la multitude anonyme : "quelqu'un a inventé ce jeu" affirme-t-il dans une longue plainte extatique et candide. Plainte redoublée par l'harmonica gémi par A.B. Allégorie de l'impuissance devant ce non-lieu terrestre regardé par le bout (est-ce le bon ?) de la lorgnette. L'effet de sens est certain, le sens l'est moins mais comme l'espace est vaste !

Sur un trapèze - 3'47 -  Paroles et musique de Gaetan Roussel. Ah, les rimes en [ez] ! C'est léger, sans suite, comme une voltige.

Je tuerai la pianiste - 6'11 - paroles de Roussel et Manset, musique de Bashung. Sombre règlement de comptes avec la pianiste "qui un jour fut à [lui]". Ce Bo Diddley tendu mâtine son blues des cordes spatiales qui sont, là encore, l'arrière plan vertigineux qui maintient le plan large. Vous avez dit "grands espaces", il en reste après la tournée.

Suzanne - 4'09 - Oh le groove de Martyn Barker et Simon Edwards ! Splendide adaptation de l'adaptation splendide de Greame Allwright de cette chanson éternelle de Léonard Cohen. Merci à Suzanne, bonheur de ce disque.

Le secret des banquises - 3'35 - Doutes doux amers sur fond de sonneries de cloches par Gaétan Roussel. C'est pas Pâques, il est permis de douter. Le titre léger et cartésien (dubito...) de l'album. On se souvient du Bashung des 80's.

Il voyage en solitaire - 4'04 - Gaétan Roussel joue de la Weissenborn, la guitare hawaïenne de Ben Harper, et A.B. retrouve l'harmonica pour cette version large d'une chanson de 1975 qui n'a pas pris une ride. Quel ton méditatif et altruiste dans la voix d'A.B., dans cette touchante vocalise finale.

 

Dommage que les "cheap accoustic versions" du DVD, avec GR qui ne sait pas où se mettre et AB qui se cache derrière ses lunettes soient si passables et pas indispensables après les grands espaces du CD. C'est étriqué et bêtement noir...

Par contre, le documentaire est un régal de simplicité et de paroles d'hommes créateurs. Jolie conclusion !

Par geofischer - Publié dans : chroniques
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Dimanche 1 juillet 2007 7 01 /07 /2007 08:11
Soucieux d'ouvrir un débat critique constructif et éclairant sur ce blog, je lis avec attention les critiques professionnels et parmis eux en particulier ceux du quotidien le monde. Véronique Mortaigne est une chroniqueuse de talent dont les écrits sont intéressants. Voici la reproduction d'un article qu'elle signe dans l'édition du Monde de ce jour et où elle n'épargne pas, sur un ton qui reste allusif, la chanteuse Camille pour une tentative très particulière de cette artiste. A méditer...
La singulière interprétation de Benjamin Britten par Camille
La chanteuse a donné un concert en trio, le 29 juin, à Paris
Créatrice talentueuse de l'album Le Fil, en 2005, et de son adaptation scénique, Camille fait les églises, se démarquant des tournées festivalières aseptisées. Elle a commencé par Saint-Eustache, à Paris, où le 29 juin, elle chantait A Ceremony of Carols, du compositeur britannique Benjamin Britten (1913-1976). C'est osé. Et c'est l'hiver en été, puisque ces chants anglicans anciens sont des chants de Noël.
En 1942, Britten est à bord du cargo qui le ramène des Etats-Unis où il s'était exilé pour trois ans. En pleine mer, il met en musique, " pour harpe et choeur d'enfants " cinq Noëls médiévaux et quatre poèmes anglais des XVe et XVIe siècle, qu'il complétera par la suite.
La bonne idée de Camille, chanteuse pop, est la suivante : pas de harpe, mais la guitare de Sébastien Martel, pas de choeur en lignes, mais en trio avec la Sénégalaise Julia Sarr, et une Indo-Britannique venue de l'underground londonien, Indi Kaur.
Dans ce schéma, les jeunes femmes mêlent leurs voix sans prétendre à la perfection. Si les notes sont loin d'avoir l'impeccable tenue du Choeur de l'abbaye de Westminster, si tout, en un éclair, peut se distendre et s'éparpiller au lieu de s'entrecroiser, il y a de la curiosité à chanter sans micro ces vingt-trois minutes de grâce tendrement religieuse. A force d'attitudes (recueillie, possédée, intello, libre à tout prix, insolente...), Camille peut porter sur les nerfs du chaland de basilique.
En seconde partie, elle est seule pour présenter sans émotion un ramassis de chants sacrés : de O rubor sanguinis, de Hildegard von Bingen, pour le côté chrétien, à des onomatopées censées figurer un chant hassidique, ou taoïste, ou pygmée, qui sait... Intitulé God Is Sound, cet exercice rappelle cruellement que le culot a ses limites.
Véronique Mortaigne
Camille.
Le 29 juillet à la cathédrale de Tulle (Festival de Sédières), le 30 à Notre-Dame d'Espérance à Cannes (Nuits musicales du Suquet), le 3 août à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, le 5 à l'abbaye de Bonmont à Cheserex (Suisse).
© Le Monde
 
Par geofischer - Publié dans : chroniques
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Samedi 16 juin 2007 6 16 /06 /2007 09:40
Lecture matinale du Monde.fr et découverte de cet article de Véronique Mortaigne. Evidemment, on pourrait ne pas se sentir concerné mais les logiques à l'oeuvre ici entraînent l'ensemble de la sphère du spectacle vivant vers une concentration que d'autres processus confortent (les deux derniers protocoles sur l'intermittence). Des conséquences à méditer...
Par geofischer - Publié dans : au jour le jour
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Samedi 16 juin 2007 6 16 /06 /2007 08:12
 

deux-rosaces-blues-CARRREE-058.jpg L'autre dimanche, aux Buttineries, nous avons eu le plaisir, Patrick Couton et moi-même, d'interpréter les chansons de notre Coup d'blues. Outre le caractère agréable de cette fête sur la butte Ste Anne de Nantes, il y avait une émotion particulière à retrouver un public fidèle pour ce nouveau répertoire. Dire que nous nous sommes connus en chantant le blues dans les année 70 et que nous avons mis trente ans à réaliser ce projet à la scène ! Évidemment, nous avons fait autre chose entre temps. Aujourd'hui, un disque se prépare (la démo était un coup d'essai et elle est disponible) et nous avons un MySpace.

Je reviendrai plus tard sur le fond de ce projet original qui nous conduit à interpréter le blues en français dans un répertoire de créations et de reprises (Gainsbourg et Brassens en bonne place). Les idiomes du blues sont là, les influences de Skip James, Robert Johnson ou du révérent Gary Davis irriguent notre travail d'interprètes et les compositions originales. 

Laissez-vous tenter.

Par geofischer - Publié dans : au jour le jour
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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /2007 11:16
albin-de-la-simone.jpg De loin :
Une voix légère, un son pop qui m'a rappelé le Rock bottom de Robert Wyatt au détour d'une chanson dramatique, une longue et libre méditation pianistique, c'est le premier inventaire d'une écoute flottante. J'y reconnais toute l'astuce du réalisateur du très bel album de Jeanne Cherhal L'eau et des ambiances proches. Jeanne chante d'ailleurs avec lui Ces mots stupides, une bluette sixties de Sinatra adaptée en français pour Sacha Distel qui ne dépare pas dans cet album teinté d'une ambiance mod's.
 
Le livret :
Le livret nous livre un à Jeanne absolument qui sonne comme un aveu. Au petit bonheur du jeu des associations, en voici une réjouissante. Avide de biographie, je dégote celle écrite par Marie Agnès Bocquien (chargée de com pour le Théâtre d'Ivry et ex chanteuse de Cassiopée) pour Chorus. Vous y apprendrez bien des choses sur le parcours de ce musicien atypique. Ses collaborateurs sont aussi des compagnons de route de M, Mathieu Boogaerts, JP Nataf ou Arthur H. C'est Albin de la Simone qui écrit tout (exceptés Ces mots stupides  et Elle fréquentait la rue Pigalle), arrange et réalise l'album au studio Vega à Carpentras (une sorte de Star des studios).
 
Écoute attentive :
J'ai changé - Une petite mélodie allègre pour l'inventaire d'une existence où ça change donne un ton intimiste et léger pour ouvrir l'album. Cette voix qui n'assène pas et s'insinue délicatement convainc sans mal. Et puis l'orchestration ajoute en souplesse au rebond du mouvement rythmique. Ça change, ça a changé, ça va changer.
Avril 4000 - Tension. Basse, batterie, guitares et claviers rock pour un texte irréel, affolant.
Ces mots stupides - Détente. Les voix en harmonie évoquent l'amour béat sur fond de claviers dégoulinants. Sirop, clin d'œil, extase. "...Je t'aime, je t'aime...."
Tu ne peux rien faire - Ce slow rock qui débute avec 1mn d'ostinato de basse sur un ré bémol dit l'espoir et l'impuissance vécue. La féminité, le doute et l'espoir encore, et comme une supplique à la patience, la confiance... l'amour quoi !
Non merci - Par petites touches et avec une comptine qui sonne comme le langage des percussionnistes indiens, Albin de la Simone construit l'évocation d'une boum qui tourne mal contre son gré. Rock inspiré et miniatures existentielles.
Notre homme - Au mitan de l'album, la sublime basse Hofner de Jean Paul Gonnod pose l'assise de cette chanson dans laquelle j'ai cru entendre l'harmonium de Robert Wyatt. La touffeur de l'orchestration enserre l'émotion de cette douloureuse évocation, symétrique du Voilà de Jeanne Cherhal. Merveilles d'intelligence et de sensibilité.
Je te manque - Encore des basses qui poussent et ponctuent cette déclaration d'indifférence. Chanson cruelle et détachée, on dirait du Ignatus.
L'homme patient - Guitare en l'air et basse reggæ pour une évocation inquiétante du manque, de l'attente et de rendez-vous d'amour manqué mais "...la vie ne s'arrête pas là, surtout pas là."
Il pleut dans ma bouche - Encore une vignette à base d'ukulélé, de banjo et de basse dont la douleur contemplative me rappelle les mots de Brassens dans le Testament : "...j'aurai plus mal aux dents..."
Démonia - sur une rythmique qui rappelle la moto fétiche de BB, Albin de la Simone évoque un univers (SM ?) virtuel. Il retournera à la réalité après ce jeu nocturne soutenu par un refrain irrésistible.
Elle fréquentait la rue Pigalle - superbe adaptation de la chanson écrite par Raymond Asso pour Edith Piaf. Une version à la rythmique obsédante dans laquelle la voix nous conte sans emphase cette histoire terrible. Zéro pathos mais des vagues de guitares saturées au lointain, une sémantique de l'abîme pour cette transfiguration appuyée sur un bel ostinato de basse à la tonique.
Simone - Ce texte évoque les dessins de Topor. Une minute d'introduction déglinguée pour vingt d'improvisation pianistique émolliente. Merci !
 
Merci à Albin de la Simone pour cet album sensible, tonique et intelligent. L'humilité sans feinte de ces propositions va droit au cœur et au corps.
Par geofischer - Publié dans : chroniques
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Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /2007 15:07
À l'issue de l'heureux processus d'accompagnement (coacher dans un franglais courant) des projets de Laurence et de Marc, je suis enchanté des résultats et plus encore du chemin parcouru ensemble (je recycle là une vieille conception orientale qui pourrait se formuler ainsi : Ce n’est pas le but qui compte, c’est le chemin.). Contribuer à l'éclosion d'un univers artistique est une expérience passionnante. Cela doit s'approcher de l'impression d'être un sage-homme, comme une sage-femme accompagne une naissance. Il me vient à l'esprit que la structure associative de pratique amateur de la chanson que je porte en gestation aujourd'hui doit se refuser à ce danger qu'est pour le collectif l'idée des Projets personnels. Pourtant, elle manquerait alors cette étape enrichissante pour tous. Je pense qu'une solution pourra être d'ouvrir ailleurs et en relation, une structure de coaching pour suivre des projets individuels qui auraient éclos dans le cadre de l'association. Et pourquoi ne pas imaginer établir un lien souple entre ces deux activités sur la base, par exemple, d'espaces et de moments de programmation communs ?
Par geofischer - Publié dans : au jour le jour
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Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /2007 11:56
Pour une pratique créative, ludique et critique de la chanson.
 
Au fil de mes cogitations et consultations, a germé en moi le désir de créer une entreprise culturelle citoyenne où les attendus du projet collectif, explicités par les statuts et en référence à un corpus de textes éclairants, seront à la base des actions entreprises. Nulle place pour des projets personnels en tant que tels puisque chaque aventure collective sera l’occasion de l’accomplissement de chacun dans le cadre des moyens mis en œuvre et des objectifs poursuivis ensemble.
Il va de soi qu’une telle ambition ne s’appréhende pas lors du paiement de la première cotisation (même mutualisée) mais au fil d’un processus de découvertes artistiques, de débats citoyens et d’engagements bénévoles.
Bienvenue à tous dans le respect de la conscience engagée qu’exige la démocratie[1].
 
C’est sur des bases implicites allant dans ce sens que j’ai largement contribué à fonder le Cabaret Studio il y a 15 ans. Malheureusement, les avatars de l’implicite prennent parfois des formes contradictoires qui nuisent au développement cohérent du projet et, par conséquent, à sa conduite. Aussi, je souhaite que notre nouvelle entreprise sache formaliser ses bases plus explicitement qu’elles le furent par les fondateurs de notre illustre précédent.
Ainsi, tant la démocratie institutionnelle que les démarches d’apprentissage devront cultiver l’autonomie en donnant à chacun les moyens de (se) gouverner. La conscience éclairée et le discernement en sont les outils et ils seront partout présents dans ce nouveau projet, au service d’une attention constante et partagée au fait artistique chanson et à ses manifestations culturelles.
 
Pratiquement, l’association favorisera la mise en œuvre d’une démarche d’évaluation (ou d’auto-évaluation) qui permettra à chacun, avec les professionnels accompagnants, de mettre son activité en perspective, du point de vue du travail artistique d’une part, de son parcours dans l’association d’autre part. De façon concourante, des rencontres régulières nous permettront, autour de l’écoute et de la critique de la chanson, de forger le discernement et les outils critiques qui sont indispensables à des consciences éclairées. Ces rencontres pourront prendre la forme de tables rondes avec un thème ou une personne référente, de séances de découvertes mutuelles de disques ou de soirées chantantes, et même de tout cela à la fois.
 
Un aspect caractéristique du projet sera la place donnée aux activités des enfants et des adolescents, avec eux, pour eux, en impliquant des adultes dans un travail partagé et créatif. La chanson des et pour les enfants est un enjeu fort en termes culturels et l’expérience faite en 97 avec les Fabulettes d’Anne Sylvestre en témoigne. L’écriture et la réalisation du Paradis bleu sont un autre exemple de l’importance de ce domaine.
Pour cela, il faut donner l’occasion aux enfants de rencontrer des adultes et de partager des projets qui les impliquent ensemble. L’avenir de la chanson est là, nous devons le disputer à Lorie, Jennifer et autres crétinisateurs. Merci, par exemple, à Louis Chedid de nous avoir offert ce joli Soldat Rose !
 
Pour ce qui est des adultes, il faudra sûrement diversifier l’offre en permettant une pratique de loisirs et de découverte pour certains et, pour d’autres, une pratique approfondie, modulable et rendant possible un parcours particulier pour chacun dans le cadre collectif. Les propositions de créations et de productions devront être, elles aussi, modulées au regard de la diversité de ces choix.
 
Enfin, l’idée du Workshop chansons (issue de Textes à chanter), ne demande qu’à être développée et détaillée pour donner aux adultes les plus aventureux l’occasion d’entreprises passionnantes.
 
A celles et ceux qui s’étonneront de la parenté évidente de ce projet avec les ambitions passées du Cabaret Studio, je répondrai que ma joie de vivre et mon engagement sont là et que je n’y renoncerai pas. De plus, même si je sais aujourd’hui la difficulté de cette entreprise, je suis conscient que personne d’autre ne fera ce travail, dans cet esprit. Par bien des points, nous nous situerons au-delà du projet précédent et j’espère qu’à terme, cette seconde main trouvera sa totale originalité. L’histoire nous le dira.


[1] Selon Aristote : « Qui est citoyen ? Celui qui est capable de gouverner et d’être gouverné »
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /2007 11:34

Le lancement du CD d'Eugène Plaisir m'a donné l'occasion de découvrir un endroit chaleureux : la Compagnie du café théâtre ; c'est le lieu qui les a aimablement accueilli.

Créée et dirigée par Mathilde Moreau (une ancienne, comme les Eugène Plaisir, des ateliers que j'animais au Cabaret Studio), et parrainée par Anne Roumanoff, cette salle, qui est un lieu de création mais aussi une école, se niche à deux pas du Château et du Cinématographe au bout de la petite rue des Carmélites. Découvrez vite ce lieu vivant et sa généreuse animatrice.

 

http://lacieducafetheatre.free.fr/

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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /2007 11:23

eug--ne-plaisir.jpg Quel plaisir ce jeudi 31 mai, d'assister au concert donné par Eugène Plaisir (justement ! ) pour le lancement du CD que le groupe vient de réaliser avec l'aide du bien aimé Youenn Landreau ! Illustrant la personnalité hypocondriaque d'un Eugène qui a la vie dans les gènes (ce qui est (bio)logique), le répertoire original écrit par Philippe Eudes (avec quelques pépites de Géraldine Béguec), est savoureux de justesse et de poésie. De la chanson poético réaliste qui distance les grossièretés de certains best-sellers de la jeune chanson actuelle par sa délicate précision, intime et drôle, malicieuse et sans grincement. Et puis, c'est aussi subtil dans les notes, le pianiste Cyril Trochu mettant son art consommé et sa culture en contrepoint d'ingénieux arrangements vocaux qui procurent mille frissons de plaisir aux mélomanes. Tout cela avec aisance et spontanéité, sans s'encombrer de décorum et d'attitudes convenues. L'invention ludique, libidinale et spontanée est toujours présente... Du pur bonheur !

 

Allez les écouter, achetez leur CD qui est en vente chez tous les bons disquaires locaux et visitez leur site et leur myspace.

 

http://www.eugeneplaisir.fr/bienvenuechezeugene/index.html

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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /2007 10:54
L'autre jour, j'ai passé deux heures avec les membres du réseau "chanson en Pays de la Loire", réseau auquel j'ai adhéré à cette occasion. Cette initiative, qui ressemble à ce que fut la Coordination chanson dans les années 90, rassemble des diffuseurs (Bouche d'air, ARC, Onyx, Théâtre de verre, L'Odyssée, le service culturel d'Indre) dans un réseaux réuni autour d'une charte visant principalement à l'accompagnement et à la mise en valeur d'artistes émergents ou peu connus. La résidence mise en place avec André Minvielle est sa première action et les responsables des structures qui étaient là et qui ont presque tous accueilli cet artiste en ont dressé un premier bilan. Il est remarquable que, sur quelques représentations accompagnées d'actions artistiques diverses, ce chanteur issu de la compagnie Bernard Lubat ait rencontré plus de mille personnes surprises et éblouies. Évidement, ça coûte des sous mais la découverte d'un artiste si particulier, poète, artificier, scatteur, tchacheur hors norme, est un enjeu de diversité culturelle qui mérite des efforts. Tous sont tombés d'accord sur la nécessité de réfléchir sur l'économie de ce type d'initiative et pensent déjà à la prochaine résidence à l'horizon 2008/09.
Par ailleurs, j'ai eu en avant première des informations sur leurs programmations pour la saison à venir et j'en laisse filtrer ici des bribes confidentielles et parfois restant à confirmer...
Orvault recevra en particulier Barbara Carlotti en mars,
l'ARC présentera les 19 et 20 octobre une création de Matthieu Ballet (réalisateur pour Thomas Fersen, Miossec, Arielle, Ignatus, Iom, Alexis HK, Alain Bashung, le prochain Agnès Bihl...) : Mr Chance ; Eric Lareine et Denis Charolles le 8 novembre, les Ogres de Barback le 22 novembre et bien d'autres dates passionnantes pour cette scène spécialisée dans la voix sous toutes ses formes.
Indre invitera en mai Bertrand Belin qui est un artiste à ne pas manquer (dixit Franck Monnet).
La Bouche d'air continuera à nous faire faire des découvertes avec en particulier la suite de la résidence Minvielle en octobre, Adrienne Pauly en novembre, Florent Marchet (cf la chronique ci-dessous) en décembre, Imbert-Imbert, Alexis HK et Thérèse, la nouvelle création d'Amélie les crayons et peut-être Albin de la Simone le 30 avril.
Enfin, Onyx présentera Bertrand Belin et Clarika (à ne pas manquer) dans la même soirée cet automne, Brigitte Fontaine le 13 décembre...
Et je ne dévoile ici qu'un petit pan de ces riches programmations.
Par geofischer - Publié dans : au jour le jour
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